dimanche 4 septembre 2005

HISTOIRE : LES ORIGINES DU QUARTIER


Récit de M. Jean Del Ghingaro extrait de son ouvrage "LE ROUET, un long chemin avec mon quartier" publié par le Comité du Vieux Marseille

C'est en 1731 qu'apparut le nom de Notre-Dame du Rouet. A cette époque, une traverse, peu habitée et tortueuse reliait cette église à la ville.

Divers ordres religieux, qui ont laissé des traces, occupèrent successivement le logement qui jouxtait la vieille église, mais ils n'y étaient que de passage et ne pouvaient donc pas être considérés comme des autochtones. L'église resta d'ailleurs plusieurs fois fermée.

Par ailleurs, il est probable qu'une grande ferme se trouvait sur les terrains de Montfuron [Montfuron : l'actuelle zone industrielle qui se trouve au bout de Cantini et du Bd Rabatau et où se situe le stade de l'US ROUET], avec peut-être une vingtaine de paysans, mais le quartier par lui même n'en comptait sûrement pas autant.

Il y eut au moment des croisades deux ou trois familles de religion juive qui vinrent s'installer sur une deuxième traverse plus tortueuse encore, qui s'appela dès lors la traverse des Juifs.

Contrairement à Mazargues ou à Sainte Marguerite par exemple, dont les origines remontent fort loin dans le temps, le Rouet est une paroisse, un quartier, relativement récent. Il fut créé pour les besoins économiques et industriels du XIXe siècle, c'est pourquoi il n'a pas une histoire très ancienne. D'ailleurs, il n'y eut jamais de grandes familles de la noblesse pour venir s'y installer en y laissant des traces dans l'histoire, même s'il y eut quand même quelques familles issues de la bourgeoisie marseillaise qui y ont laissé un souvenir.

Il fallut attendre les environs de 1800 pour voir surgir deux bastides (et cela à cause du blocus anglais des côtes méditerranéennes qui fit se tourner une partie de la population marseillaise vers les travaux de la terre). C'est à cette époque que Montfuron fut morcelé et que deux bastides furent bâties, ainsi que plusieurs fermes et un moulin à grains. En 1890 une troisième bastide apparut sur le Bd Rabatau, nous en parlerons dans un autre chapître.

Dans ses premières années, le quartier a gardé un aspect mi-forestier mi-rural et c'est avec le morcellement de Montfuron qu'apparurent les premiers petits jardins sur lesquels on bâtissait une petite bicoque d'une pièce ou deux. Ce sont les ancêtres des cabanons typiquement marseillais. Longtemps après, ces cabanons disparurent pour faire place à des usines ou des fabriques.

Mme Duplessis, ancienne propriétaire d'une partie des terrains de Montfuron et de la bastide du Bd Rabatau, racontait volontiers, alors qu'elle était déjà fort âgée, que son grand-père venait chasser le gibier d'eau et le lièvre le long du Jarret et de l'Huveaune et même dans les terrains de St Giniez. C'était bien avant 1870. Sur l'emplacement de cette bastide se trouvent maintenant les n° 72 à 82 du Bd Rabatau.

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4 Comments:

Anonymous MJC said...

Ca fait un moment que j'ai reçu ce msg et je pensais qu'il y en aurait d'autres.........Alors à quand la suite de l'histoire ????
MJC
N'arrivant pas à m'inscrire je personnalise mon envoi ici:
mjrouet@tele2.fr (les renseignements étant facultatifs....)

11:56 AM  
Blogger Le Rouet said...

très très bientôt
ou du moins sous peu
j'ai prévu prochainement l'histoire du bar populaire et l'histoire de l'hôpital saint joseph

2:33 PM  
Blogger Gege said...

Montfuron !!!!!!!les premiers flirt,alala, que le temps passe vite;

8:48 AM  
Blogger Le Rouet said...

mais que dis-tu gege! à montfuron on ne flirtait pas : on jouait au foot! (ou alors je crois bien que quelque chose m'a échappé ;;)) )

11:50 AM  

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